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Archive mensuelle de septembre 2014

Pensée numéro 5

Résiste, prouve que tu existes.

Je me souviens encore de mon premier rapport à l’autorité municipale, notamment sur la question de l’intégration. Je venais de parcourir, découvrir, comprendre le règlement d’urbanisme du secteur où je devais projeter.

Je venais de déchanter.

Malgré toute ma bonne volonté, l’affaire était mal engagée. Toutes mes intentions, retranscriptions directes des valeurs morales et paysagères acquises à l’école, étaient portées en échec par une simple et non moins rigide sentence :  » (…) aux proportions harmonieuses (…) soumis au bon jugement du maire de la commune. » 

Il semblait clair que le maire et moi n’avions pas la même vision de l’harmonie. Ce jour-là, j’appris la dure réalité de l’abandon, certains projets ne méritent pas que l’on se batte. Alors que faire du pacte déontologique que l’on signe envers l’architecture et envers soi-même ?

Un monsieur, bien connu pour son extravagante parole, a dit et écrit que l’architecture est un sport de combat. Il n’a pas vraiment tort. Je me refuse à devenir une gourgandine du métier, tous les projets méritent que l’on se donne entièrement. L’architecture on l’aime * totalement, tendrement, tragiquement *

*Michel Piccoli dans Le Mépris de J-L Godard, 1963*

Pensée numéro 4

« Le Corbusier, par exemple, peut réaliser les meilleurs logements qui soient, pratiques à l’usage et d’aspect séduisant, mais il n’est pas plus architecte qu’un concepteur d’installations ultra-modernes, et tout aussi séduisantes, destinées à l’élevage de poulets. » R.Byron

Théoriquement, agence (mot sans doute dérivé du latin agenda ce qui doit être fait) désigne une unité économique organisée autour d’un principal et d’un ou plusieurs agent(s). Dans le Dilemme de l’agence, Michel Jensen (1976) pose la question des conséquences du rapport d’opposition entre le détenteur officiel des responsabilités et celui à qui elles seront déléguées.

Ma plus grande peur, en stage ; et cela vaut pour n’importe lequel ; se résume dans ce mot : responsabilité.

À l’école, tout est possible. Ou presque. Disons plutôt qu’il n’y a guère de conséquences (si on omet l’éventuel et fatal redoublement). En agence, chaque trait décide d’un  morceau de vie. Chaque millimètre de plan est de ma responsabilité dans sa forme, de celle de l’employeur dans ses conséquences et de celle du client dans sa pratique. Cela fait beaucoup trop de responsabilités.

J’aime l’école dans tout ce qui l’oppose au travail d’agence : tout est possible. C’est d’abord à soi que l’on raconte une histoire, on se fait rêver.

J’aime l’agence dans tout ce qui l’oppose à l’école : elle est la réalité, elle est le dialogue avec le concret, on doit convaincre quelqu’un par notre histoire et rêver à deux.




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