Pensée numéro 5

Résiste, prouve que tu existes.

Je me souviens encore de mon premier rapport à l’autorité municipale, notamment sur la question de l’intégration. Je venais de parcourir, découvrir, comprendre le règlement d’urbanisme du secteur où je devais projeter.

Je venais de déchanter.

Malgré toute ma bonne volonté, l’affaire était mal engagée. Toutes mes intentions, retranscriptions directes des valeurs morales et paysagères acquises à l’école, étaient portées en échec par une simple et non moins rigide sentence :  » (…) aux proportions harmonieuses (…) soumis au bon jugement du maire de la commune. » 

Il semblait clair que le maire et moi n’avions pas la même vision de l’harmonie. Ce jour-là, j’appris la dure réalité de l’abandon, certains projets ne méritent pas que l’on se batte. Alors que faire du pacte déontologique que l’on signe envers l’architecture et envers soi-même ?

Un monsieur, bien connu pour son extravagante parole, a dit et écrit que l’architecture est un sport de combat. Il n’a pas vraiment tort. Je me refuse à devenir une gourgandine du métier, tous les projets méritent que l’on se donne entièrement. L’architecture on l’aime * totalement, tendrement, tragiquement *

*Michel Piccoli dans Le Mépris de J-L Godard, 1963*

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