Archive mensuelle de mars 2015

Le ciel, les oiseaux et ta mer.

Aujourd’hui, on ne peut plus parler de Marseille sans évoquer indubitablement le fameux Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, figure emblématique du « j4 », un bâtiment signé Rudy Ricciotti, qui farde l’entrée maritime de la ville.

C’est un cube ! … c’est une dentelle… c’est une passerelle ! Que dis-je, c’est une passerelle ? … c’est une promenade !

Un pont entre l’ancienne histoire de la cité (le Fort Saint-Jean) et le nouvel horizon qui s’offre à elle, celui d’une ville qui réinvestit son littoral. Le lien physique que recherche toute âme arpentant Marseille: un chemin vers l’eau. Car voir la mer et la bonne mère reste la préoccupation première lorsque l’on travaille sur la cité phocéenne. Alors, si on pouvait voir la bonne mère depuis la mer… bref. Détour pensif, ne vous en déplaise, pour mieux vous expliquer en quoi la promenade du musée est le projet que tout le monde attendait.

Une (auto)route, d’une part, et la topographie, surtout, finissaient le désormais connu quartier du panier. Mais c’était sans compter sur l’architecte du M.u.c.e.m., qui offre une seconde entrée à sa résille et nous offre par la même une incroyable ballade aérienne, dans un premier temps, où l’horizon se mêle au bâtiment dans une linéarité aussi pure que troublante. Alors nous arrivons sur le toit du musée. Protégé du soleil par le retournement des façades et semi-protégé de la vue par la résille de béton sombre qui nous plonge dans un univers ambivalent. Une autre expérience du rapport au paysage, où la curiosité doit primer.

Puis, nous abandonnons la super-infrastructure pour glisser à l’intérieur du musée, sans vraiment y entrer. Dévalant la rampe, s’insinuant dans le bâtiment, parfois pris dans un reflet puis perdu dans une ombre, et on avance coûte que coûte, pour enfin la retrouver ; la mer. 

Svalutation

Les 17 et 18 octobre 2014 , se tenaient à Marseille Les 24 heures d’architecture. Une parenthèse architecturée pour nous rappeler que nous sommes tous acteurs de l’architecture. Patronnée par la question des « Désirs de ville», cette seconde édition proposait multitudes d’ateliers, d’expositions et conférences interrogeant explicitement l’architecture d’aujourd’hui et de demain, et plus intimement celle du Sud. À ce sujet, la table ronde « Nouvelles scènes sud » promettait beaucoup. J’y assistait sagement, quand soudain une chose me frappa : sous couvert de définir une entité sudiste dans les processus de fabrication du projet, l’essentiel manquait à l’appel : une identité.

J’ai donc décidé de ne pas vous parler des conclusions de ce débat, mais plutôt des questions qu’il m’a inspiré. Existe-t-il UNE scène du sud ?  Et plus largement, existe-t-il encore des scènes architecturales ? N’y en a-t-il pas trop pour qu’elles soient identifiables ?

Comme pour l’histoire de l’art, celle de l’architecture a elle aussi son lot de mouvements et    « d’-ismes » qui la racontent au fil des siècles. Où en sommes-nous? Le post-modernisme a-t-il cédé sa place à l’individualisme ? 

Forte de questionnements mais faible d’issues prometteuses à ce jour, je crains de n’être ni capable, ni suffisamment prétentieuse, pour y répondre, jamais. Toute quête est semée d’embuches, la mienne pourrait commencer par partager des morceaux choisis d’architecture, d’ici ou peut-être d’ailleurs ; et un jour, qui sait, elles formeront peut-être une identité…




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